CBD et cuisine

Le CBD est désormais connu d’une grande partie de la population française, utilisé par de plus en plus de gens au quotidien pour un mieux être, de la détente ou en accompagnement dans des traitements de pathologies lourdes générant des douleurs chroniques.

Utilisé sous forme d’huiles, de gélules ou de fleurs, le cannabidiol fait également son entrée dans l’alimentation. Effet de mode ou pratique programmée s’inscrire dans la durée, l’ingestion des cannabinoïdes et plus particulièrement du CBD présente de multiples intérêts.

Des chefs à la renommée mondiale tels Pierre Hermé ou Philippe Conticini en patisserie ont déjà expérimenté autour du cannabis, et si ces maîtres s’y sont penchés, ce n’est pas uniquement par un effet de mode, mais parce qu’ils y ont trouvé de nouveaux territoires gustatifs.

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et ajoutez un soupçon de CBD

C’est le titre du livre de cuisine paru le 23 septembre 2021 aux éditions First.

Great and Green – partenaire du livre – a fourni un support éditorial autour du CBD et l’ensemble des produits utilisés pour les recettes.

Un ouvrage avec des recettes accessibles pour une cuisine du quotidien, reflet de notre passion du sujet pour contribuer à diffuser son enthousiasme autour d’un produit naturel dont nous découvrons en permanence de nouveaux usages et bienfaits pour tous et toutes

Cuisiner avec du CBD

Liposoluble, le CBD est mieux assimilé lorsqu’il est associé à une graisse. Cette propriété explique le succès des préparations sucrées et salées à base de CBD. Ce mode de consommation permet en outre d’en préserver les qualités.

Nouvel ingrédient bien-être en cuisine, le CBD peut aussi être considéré comme une nouvelle épice. Son association avec certains légumes, fruits, céréales ou protéines peut produire des saveurs originales, vivantes et évolutives. Il s’accorde également à merveille avec le cacao, la vanille et la cannelle.

Le CBD apporte des notes mentholées, herbacées, poivrées, fruitées, mais aussi de la fraîcheur et une tension végétale.

Pour des plats réussis, il convient de choisir les meilleurs ingrédients en privilégiant des huiles spectre large ou complet, contenant du CBD naturel et non synthétique et opter pour des fleurs bio affichant un taux de CDB conforme à la norme.

Pourquoi faire chauffer la fleur de chanvre dans un corps gras ?

La molécule du cannabidiol n’est pas soluble dans l’eau et son ingestion, sans avoir été chauffée, ne permet pas d’avoir les effets escomptés. Au mieux, vous profiterez du goût herbacé.

Le fait de chauffer à 100 °C la molécule en présence d’une matière grasse lui permet de se dissoudre, d’en faire ressortir les différents arômes et d’en révéler les principes actifs.

Cette étape permet une diffusion optimale du CBD dans l’organisme, c’est-à-dire une diffusion lente pour un effet plus ou moins doux et à long terme selon la quantité et la concentration du cannabidiol présente dans la fleur.

La décarboxylation du chanvre

La décarboxylation est le fait de chauffer la fleur de cannabis. En effet, lorsque l’on dit que le CBD est naturellement présent dans le cannabis, c’est en fait un raccourci. En réalité, les molécules de cannabinoïdes existent dans la plante sous une forme acide, produite lors de la photosynthèse : la « carboxylation ». Ces acides carboxyliques ne sont pas bien assimilés par notre organisme. Pour interagir avec notre système endocannabinoïde, le cannabidiol doit passer par le processus de décarboxylation.

La décarboxylation du CBD est une réaction chimique. Elle utilise la chaleur pour convertir les acides cannabinoïdes naturellement présents dans le plant de cannabis en cannabinoïdes actifs, assimilables par le corps humain. Par exemple, lorsque l’acide cannabinoïde CBDA est décarboxylé, il se transforme en CBD, tandis que le THCA devient le THC.

Décarboxyler en cuisine

En chauffant, le CBD active les terpènes contenus dans la fleur. Ces terpènes sont porteurs d’odeurs et de saveurs. Suivant le mode de décarboxylation, l’apport du CBD ne sera pas tout à fait le même.

Au four, avec une température de chauffe élevée (120 °C), les principes actifs sont plus développés, tandis que les saveurs sont atténuées. Ce procédé convient très bien à la pâtisserie qui très souvent nécessite une cuisson au four.

La décarboxylation au bain-marie se fait avec une chauffe plus douce (en dessous de 100°C). Cette méthode est plus appropriée à la diversité des préparations salées.
La basse température du bain-marie révèle les multiples terpènes contenus dans la fleur et en fait un apport gustatif très intéressant.

Les notes d’épices telles que le poivre, la noix de muscade, ou d’herbes aromatiques telles que le thym, de romarin, la lavande, mais aussi la citronnelle, ou les saveurs d’agrumes, de résineux, voire iodé, ainsi que la noisette, la pistache ou l’amande grillée en font un élément gastronomique complexe.

Qu’il soit utilisé en épice en fin de cuisson, ou comme assaisonnement de crudité, en infusion d’huile ou en marinade, le CBD pourrait être le nouveau compagnon culinaire de votre cuisine.